A l’âge de 50 ans : une brusque accalmie dans l’orage

L’intervention hormonale en pleine crise climatérique a des effets immédiats et spectaculaires.

Les troubles neuro-végétatifs

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Tous les troubles neuro-végétatifs sont rapidement contrôlés : bouffées de chaleur, douleurs, sueurs, maux de tête, vertiges, syndromes peudo-pathologiques, etc.

L’involution génitale

L’involution génitale s’inverse. En quelques semaines, les muqueuses retrouvent une vascularisation, une épaisseur, des sécrétoires normales.

L’involution tégumentaires, plus indirecte, répond plus lentement, mais l’amélioration est visible dès le 2 e mois

Les troubles physiologiques

Les troubles physiologique s’atténuent plus progressivement, et c’est compréhensible : le désordre métabolique est plus lent à freiner, puis à régresser, que des troubles neuro-végétatifs, sécrétoires ou vasculaires, qui répondent presque instantanément.

L’asthénie, les vertiges disparaissent. Les troubles de l’appétit, l’embonpoint, la sensation d’obscurcissement, s’effacent peu à peu.

Troubles de l'appétit

Troubles de l’appétit

La fatigabilité, l’abattement, font place à un dynamisme, une euphorie et une résistance indéniables. Plus affirmés chaque année, ils rejoignent sans transition, et majorent sensiblement la période de grande forme post-ménopausique.

Les troubles physiologiques disparaissent en deux ou trois mois. Parfois plus vite encore. Cette docilité thérapeutique rapelle en plus spectaculaire, celle des troubles pré-menstruels.

Elle constitue sans aucun doute le meilleur argument en faveur de l’origine organique de ces troubles, la valeur et l’utilité de l’intervention thérapeutique.

Cependant, des bouleversements profonds ont eu le temps de se produire.

Certains tissus ont été privés d’un constituant essentiel ou se sont dégradés. D’autres ont proliféré qui ne peuvent plus régresser.

Des modifications vasculaires

Des modifications vasculaires se sont peut-être prolongées de façon irréversible, si, au niveau des plus minuscules vaisseaux terminaux,  des spasmes ou des ralentissements de débit ont laissé mourir les micro-territoires qu’ils devaient irriguer, ou si des vaso-dilatations brutales ont provoqué infiltrations, hémorragies.

Des dégâts sont peut-être engagés au niveau des yeux , du système auditif, des parois vasculaires et surtout du tissus osseux.

Il ne faut donc jamais se contenter de satisfactions superficielles comme la spectaculaire disparition des troubles subjectifs, l’amélioration de l’état général et de l’apparence, mais rechercher en profondeur, grâce aux multiples examens que la science met à notre disposition, ce qui a pu être alerté afin de donner aux tissus lésés toutes leurs chances de récupération et de stabilisation, ou tout au moins de compensation.

Chaque atteinte décelée exige son traitement spécifique, chaque fonction alertée la rééducation correspondante.

Parfois, une aide chirurgicale peut être nécessaire hyperplasies que rien sauf l’atrophie ne peut empêcher de saigner ou d’évoluer.

A partir du moment où la f onction de reproduction est terminée, certains organes devenus non fonctionnels : trompes, utérus, ne sont plus physiologiquement nécessaires. Ils peuvent disparaître sans inconvénient. Ce n’est pas le cas des hormones.

Il n’est pas raisonnable d’admettre une atrophie générale et des risques pathologiques importants, pour éviter un petit trouble, empêcher un petit polype de saigner et un fibrome d’augmenter…

fibrome

Les immenses progrès en diagnostic, anesthésie et technique chirurgicale permettent une plus grande modération, puisque les grandes interventions de sécurité qui furent longtemps la règles aveugle ne sont plus nécessaires, mais dans le même temps, une plus grande liberté de décision opératoire.

Choisir une grosse dégradation générale pour éviter un petit trouble, une atrophie générale pour empêcher un petit polype de saigner, ou un fibrome d’augmenter, n’est pas raisonnable.

Il faut se laisser guider par les faits et ne jamais perdre de vue qu’à cet âge, l’utérus est un organe qui a perdu sa signification physiologique… La chirurgie bien faite, sous anesthésie bien faite, comporte moins de danger qu’un trajet de 30 kilomètres en voiture sur les routes de France…

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