Complication oculaires de la ménopause

A la ménopause l’intégrité de l’œil est mise en cause de plusieurs façons qui se recoupent ou s’additionnent dangereusement.

Le ralentissement métabolique et trophique général exerce une influence défavorable sur les sécrétions les muqueuses, les muscles et tout particulièrement le cristallin, de même origine embryologique que la peau, et, comme elle hypersensible à la carence hormonale.

Les troubles vasculaires

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Mais ce sont les troubles vasculaires qui mènent la ronde. Plus une fonction est spécialisée, complexe, plus elle nécessite une vascularisation extrêmement riche et fine : les fonctions sensorielles plus que les autres et l’œil plus que tout autre organe des sens.

œil

œil

La choroïde, enveloppe qui entoure la rétine est un véritable tissu de vaisseaux sanguins qui entretient les cellules sensorielles spécialisées de celle-ci.

Cette action est si importante que c’est le plus souvent par le biais de troubles vasculaires, que de grandes pathologies générales, comme le diabète, l’hypertension, interviennent dans la fonction oculaire, pour y créer des pathologies irrémédiables.

La vascularisation et tout particulièrement les micro-capillaires sont hypersensibles aux variation de constriction, de pression, de débit et de viscosité, propres au désordre hormonal.

Ainsi des dizaines de micro-accidents se multiplient, cyanoses, spasmes, hémorragies, nécroses, et chaque fois une portion de la rétine s’est abîmée, l’équilibre des liquides a été perturbé, leur viscosité modifiée, leurs voies d’évacuation sclérosées, la perméabilité des membranes cellulaire altérée.

Un effet sensoriel direct

Il semble évident, d’après les phénomène constatés, qu’il y ait au-delà des troubles vasculaires, un effet sur la vision elle-même. Mais cette atrophie comporte des caractères particulières.

Contrairement à l’atrophie sénile, elle ne semble pas porter sur tous les tissus : cornée, iris, paupières, ne semblent que peu touchés. Ceci rend d’autant plus notables certaines perturbations directes de la sensibilité des tissus sensoriels.

La sensibilité à l’éblouissement e st plus grande, la récupération qui le suit plus lente, et la vision nocturne ou crépusculaire devient de plus en plus médiocre.

Cataracte

La cristallin joue dans l’œil le rôle d’une lentille optique. Il est situé juste derrière l’iris, en arrière de la chambre antérieure qui contient l’humeur acqueuse dont il se nourri, car il n’a aucun vaisseau. Grâce à elle, il se renouvelle et poursuit sa croissance tout au long de la vie.

Le cataracte est une maladie dégénérative qui fait apparaître dans la masse du cristallin des opacités qui détruisent progressivement sa transparence.

C’est, en principe, une maladie de l’extrême vieillesse. Or, cette affection apparaît, parfois très précocement, chez certaines femmes ou avec une fréquence significative après castration.

La cataracte, parmi bien d’autres causes, peut avoir une origine métabolique générale :

  • les troubles de la régulation des sucres constituent une des principales causes. Un diabète est capables à tout âge de provoquer une cataracte, particulièrement dangereuse et rapide
  • il y a aussi une relation certaine entre cataracte et insuffisance du calcium tissulaire. Toutes les fois qu’il y a une mobilisation, une captation importante de ce calcium, des opacités congénitales peuvent s’aggraver ou des nouvelles se constituer, même dans la jeunesse. Or, la femme ménopausée vive donc dans une époque de perturbation particulièrement aiguë du métabolisme calcique.

 

cristallin

cristallin

L’os qui sert de réservoir calcique se construit de plus en plus mal, s’appauvrit dangereusement.

Le calcium cellulaire des autres tissus a de fortes chances de s’appauvrir à son tour, pour préserver le taux de calcium sanguin, protégé impérativement le premier.

  • Plus encore que l’un ou l’autre de ces troubles, leur association est dangereuse. En effet, l’œil a un grand besoin de glucose. C’est le support énergétique indispensable à la rénovation du cristallin. Or il ne peut pénétrer à l’intérieur de la capsule qui entoure le cristallin que s’il y a un taux suffisant de calcium tissulaire.

Une insuffisance de calcium dans les cellules peut inhiber ou même bloquer la pénétration du glucose indispensable. Ainsi, calcium et sucre sont également nécessaires, et ensemble, à l’intégrité du cristallin.

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