Les conséquences directes ou indirectes de la ménopause

Dans ses conséquences directes ou indirectes, immédiates ou tardives, elle va être responsables d’un très grand nombre de dégénérescences ou de pathologies qui coïncident avec le vieillissement, le précipitant ou le compliquent de façon telle, qu’on les confond souvent.

Bien sûr, la dépendance de certains phénomènes était connue ou soupçonnée depuis longtemps. Mais les récents progrès de l’hormonothérapie, ses résultats inespérés, dans des domaines où la responsabilité des hormones n’apparaissent pas clairement, permettent chaque année davantage, de séparer les conséquences de l’appauvrissement hormonal et celles du vieillissement.

Au fur et à mesure que le recul augmente et que les premières femmes traitées depuis la pré-ménopause atteignent et dépassent soixante-dix ans, la responsabilité isolée de chacun, leurs intrications et leurs influences réciproques se dégagent plus nettement… et le rôle de la ménopause apparaît chaque fois plus important.

vieille femme

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Gynécologie

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On réalise peu à peu que, plus encore que la gynécologie, c’est toute une partie de la gérontologie qui doit être révisée et recréée sous ce nouvel éclairage.

Car c’est dans ce dernier domaine que la ménopause et ses conséquences, trouve enfin le complément essentiel à son étude.

Celui qui définira sa vraie dimension physiopathologique, celui aussi qui en permettant de mesurer l’effet des traitements modernes sur toute la fin de la vie, la dégénérescence ou la conversation, la salubrité ou la pathologie, donne sa vraie valeur et sa plus grande justification à la thérapeutique.

Mais l’approche médicale n’est pas le seul moyen de définir et d’étudier la ménopause et ses conséquences ou d’en comprendre tous les problèmes :

  • ceux qu’elles crée dans des domaines non médicaux
  • ceux que des raisons, tout à fait étrangères à la physiologie ou à la pathologie, introduisent dans son déroulement
  • ceux qui en nuancent, et hélas trop souvent en faussent l’étude
  • ceux enfin et surtout qui ont si longtemps paralysé toute intervention et qui entravent encore déraisonnablement l’attitude thérapeutique

Traditions et tabous

Plus les civilisations sont primitives et plus le flux menstruel apparaît comme un phénomène mystérieux, parfaitement inexplicable, et assez terrifiant

  • la vie d’un homme dépend du sang qu’il risque de perdre, dans un accident, au cours d’un combat avec un animal ou un autre homme ; le sang est un élément précieux, essentiel ; en perdre brusquement beaucoup, ou peu, mais pendant longtemps, affaiblit et fait mourir ; aussi est-ce un mystère incompréhensible que les femmes perdent du sang sans raison tous les mois et pendant des années, sans sembler en être affaiblies, et en tout cas sans en mourir
  • jusqu’à un certain âge, les filles sont à peu près les égales des garçons dans tous les jeux, sexuels ou autres ; puis, pour des raisons mystérieuses, les filles se mettent à changer ; à partir de l’époque où surviennent les pertes de sang périodiques, elles commencent à se comporter de façon différente, beaucoup plus capricieuse, souvent inexplicable
  • troisième mystère : on sait que quand une femme commence à avoir des règles, elle sera bientôt fertile ; plus tard, lorsque les règles s’arrêtent, elle fabrique avec le sang un enfant !…

Comment ne pas concevoir la rancœur de l’homme primitif devant cet aspect de la femme qui la rend, en quelque sorte, inégalable, au moment même où elle devient plus fragile.

Dans le même temps, elle s’éloigne provisoirement de lui, devient étrangère et incompréhensible, commence à se comporter de façon différente avec les hommes, et malaises, règles, grossesses, allaitement ou leurs complications lui font refuser souvent les rapports sexuels. Elle devient nerveuse, ou irritable… ou laide.

 

Grossesse

Grossesse

De nombreux psychologues font remonter, non seulement à ce mystère, et à ces changements, mais aussi à ce « noli me tangere » des femmes, premier rejet, première exclusion de l’homme, l’origine de tous les problèmes entre sexes.

Ils pensent que c’est par réaction au refus des femmes que les menstruations furent considérées et déclarées comme répugnantes, plus impures, et que peu à peu, dépassé le stade de vexation ou de raillerie, les filles qui en étaient atteintes furent tenues à l’écart.

Ce serait là, d’après eux, l’origine probable de cet état terrifiant de tabou où la femme était considérée comme sainte et simultanément impure, et qu’on retrouve dans toutes les civilisations et dans toutes les religions.

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