Le corps atteint de l’ostéoporose

Un effet tragique de l’ostéoporose peut atteindre le corps d’une femme.

Effet sur le corps

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Une femme atteinte d’ostéoporose a souvent un aspect de sénescence précoce : pâleur, flétrissement tissulaire avec amincissement considérable du pli cutané et multiplication des rides, relâchement musculaire et ligamentaire… L’involution osseuse n’est donc pas isolée.

Il semble bien qu’elle soit au centre d’un phénomène d’atrophie conjonctive générale.

Or, nous savons que tous les autres éléments de cette atrophie sont favorablement influencés par l’hormonothérapie.

On pouvait espérer qu’il en soit de même pour le tissu osseux. Malheureusement les limites d’action sont ici plus étroites car les possibilités de réversibilité du remaniements tissulaire sont infiniment moins souples que pour d’autres tissus.

La réversibilité d’une atrophie dépend en effet :

  • de l’importance de la destruction : il y a des points de non retour tissulaire
  • du rapport plus ou moins étroit entre le tissus et l’hormone. La réversibilité est plus grande si le tissus est très hormono-dépendant, moins, s’il l’est peu.

Les organes fragiles

L’os (comme l’œil ou l’oreille) ne supporte pas de grands remaniements, et les dégradations, soit par fragilité, soit par limitation des échanges, y sont très rapidement irréversibles.

L'œil et l'oreille : organes fragiles

L’œil et l’oreille : organes fragiles

Nous ne possédons aucun moyen de remettre en route la fabrication du tissu protéique ostéoïde sans lequel aucune véritable restauration n’est possible.

Les tentatives d’hypercalcification n’ont qu’un effet, relatif, suppléant aux besoins de l’organisme en général, mais pas à la fixation osseuse, puisque le socle manque.

Différents moyens dont certains, très modernes, donnent des espoirs un peu plus sérieux.

Depuis fort longtemps on utilise des hormones sexuelles dans le traitement de l’ostéoporose. Elles apportent un soulagement incontestable, améliorent l’état général et toute la trophicité. Sur le plan local, elles limitent la destruction du tissu protéique et freinent la résorption calcique.

Mais cette action reste pourtant bien limitée.

Et pour cause !

Le commencement de l’ostéoporose, montre à l’évidence que les traitements, lorsqu’ils sont entrepris, sont toujours trop tardifs, de 10 ou 15 ans, si ce n’est plus !

Tous, quels qu’ils soient, ne sont que palliatifs. Employés le plus précocement possible avec vigueur et méthode, ils n’ont permis que des stabilisations relatives, mais jusqu’à présent aucune guérison.

L’atrophie ménopausique s’est attaquée au cœur même du métabolisme osseux, là où aucune compensation n’est possible.

La véritable défense

Ainsi, contre l’ostéoporose, à l’heure actuelle, la seule véritable défense, c’est l’empêcher de ses constituer. Pour cela, il n’y a qu’un moyen : prévenir la moindre défaillance hormonale. Et la prévenir sans attendre :

  • les manifestations d’ostéoporose — car lorsqu’elles apparaissent, elle est déjà irréversible
  • ou les premiers signes de défaillance ovarienne — car lorsqu’ils deviennent évidents, des dégâts irrémédiables sont déjà silencieusement engagés

Tout cela est parfaitement logique. Confirmé, depuis des années dans la pratique. Il n’y a pas d’ostéoporose évolutive chez les femmes correctement traitées.

Il n’y a pas d’ébauche de dégénérescence chez celle qui sont passées sans transition des contraceptifs à l’hormonothérapie substitutive.

Et pourtant, aussi incroyable que cela puisse paraître et malgré les travaux les plus formels sur ce sujet, il existe encore des hésitations, sinon pour le principe, du moins pour les conditions du traitement.

On propose, par exemple, de ne traiter l’ostéoporose que lorsqu’elle devient douloureuse, gênante… ou si la radiologie confirme est accompli et irréversible !

En somme, laisse le désastre s’établir et ne le traiter que lorsqu’il est accompli et irréversible !

Tout ceci serait absolument incompréhensible, si on ne connaissait l’attitude systématiquement négative vis-à-vis de l’utilisation des hormones, et du traitement de la ménopause chez les femmes en général.

Mais l’ostéoporose est-elle si peu de choses qu’on trouve plus naturel de vacciner contre la poliomyélite qui menace une femme sur neuf, que de traiter préventivement une affection qui en menace une sur deux ?

Vacciner

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Qui peut se permettre de prendre une tel risque ?

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