Le décollement de rétine et glaucome

L’attention est alertée par l’apparition d’images dans le champ visuel, mouches en nuées, pluie noire comme de la suie, voile sombre flottant devant l’œil ou éclair lumineux.

Le champ visuel se rétrécit, l’acuité visuelle diminue.

Un clivage anormal

Ne ratez aucun article, inscrivez-vous à la newsletter
Vous pourrez vous en désinscrire à tout moment

Un clivage anormal s’est produit, certaines portions de rétine se soulèvent et finissent par se briser plus ou moins.

Or, la rétine est entièrement composée de cellules sensorielles dont elle tapisse en nappe le fond du globe oculaire.

Globe oculaire

Globe oculaire

Elle a besoin d’un intense apport sanguin qui lui est fourni par la deuxième enveloppe de l’œil, la choroïde, véritable éponge nourricière. Elle est donc particulièrement exposée au moindre trouble vasculaire.

C’est ainsi que la ménopause, qui ne devrait pas être concernée, se trouve parfois responsable, par le biais de toutes les perturbations spasmodiques ou cyatoniques qu’elle peut provoquer, mais aussi par sa responsabilité dans l’apparition d’hypertension ou de diabète qui sont les causes les plus fréquentes de cette affection.

Complication redoutable qui met la vision en danger, le décollement de rétine ne cède que devant des moyens chirurgicaux raffinés. Et il faut intervenir le plus précocement possible et souvent à plusieurs reprises pour obtenir la guérison.

Glaucome

Le glaucome résulte d’un déséquilibre entre le débit de sécrétion de l’humeur aqueuse et la résistance à l’écoulement.

Plus fréquent qu’on ne pense, plus dangereux qu’on ne croit, le glaucome est une affection redoutable, généralement liée à la deuxième partie de la vie.

Le processus habituel est le suivant : l’humeur aqueuse qui nourrit le cristallin est sécrétée au rythme où elle est éliminée pour garder une pression constante.

Cette évacuation se fait dans la chambre antérieure de l’œil par une sorte de soupirail percé de pores situé dans l’angle de l’iris et de la cornée : le trabéculum.

Elle est proportionnée aux taux de sécrétion car une pression normale est indispensable au bon métabolisme de l’œil. Si pour une raison ou une autre l’élimination se fait mal, la pression augmente dans la chambre antérieure de l’œil.

Les vaisseaux nourriciers de la papille font une hypotonie de compensation puis s’atrophient. Les fibres optiques dégénèrent.

La pupille s’élargit, forme une véritable excavation. Des altérations caractéristiques du champ visuel apparaissent puis après des années d’évolution une cécité complète s’établit.

Lorsque ce phénomène se produit tard dans la vie il est assez longtemps compensé par la diminution sécrétoire sénile. Mais lorsque la ménopause est seule cause d’une atrophie, d’une imperméabilisation ou du blocage du trabéculum, il n’y a aucune diminution du débit sécrétoire. La pression oculaire montre rapidement.

L’hypertension artérielle

La ménopause peut aussi agir de façon plus indirecte par les pathologies qu’elle provoque, par exemple l’hypertension artérielle.

Les modifications de la tension artérielle ont une répercussion immédiate sur le tonus oculaire. Mais normalement, cette action n’est que faible et passagère.

Dilatation en cas d’hypertension ou vaso-constriction de la quantité d »humeur aqueuse éliminée. Mais lorsque l’évacuation n’est plus possible, l’hypertension artérielle peut devenir un élément rapidement aggravant.

Le glaucome a un début dangereusement insidieux. L’hyper-pression peut rester longtemps méconnue  et l’excavation papillaire par atrophie vasculaire est souvent déjà ébauchée lorsque paraissent les premiers signes cliniques.

Glaucome-infographie

Glaucome-infographie

Ainsi un bilan ophtalmique de principe devrait être pratiqué périodiquement à partir de 45 ans, la tension artérielle rigoureusement contrôlée.

Inutile de préciser que la thérapeutique hormonale semble avoir une action préventive très efficace. Il faut y recourir car le traitement du glaucome déclaré ne peut jamais être abandonné.

La pression oculaire doit être normalisée avec une rigueur extrême pour éviter la redoutable excavation papillaire. En cas, d’échec, on est parfois contraint de recourir à une chirurgie délicate.

Ajouter un commentaire