La dégradation physique chez les femmes

Cette transformation est le fait dramatique de la ménopause. On ne peut ni le nier, ni en négliger les conséquences.

Ce n’est pas un sujet léger : il est directement à la base de la relégation sexuelle, indirectement et profondément responsable quoi qu’on en dise, de la relégation sociale et professionnelle.

Cette dramatisation d’une dégradation physique, somme toute limitée, n’est donc pas imputable à une futilité féminine, mais à la réalité des conséquences immorales que la société en tire.

Mais, pour comprendre l’attitude féminine face à une nouvelle image de soi telles que puberté, maternité ou ménopause, il faut la replacer dans le contexte de toute la vie gynécologique.

Bien qu’un silence prudent règne sur ce sujet, la féminité s’assortit d’incidentes successifs qui altèrent fréquemment l’intégrité physique et fonctionnelle, pour des raisons indépendantes du type de vie ou de l’involution naturelle, mais directement dépendantes de causes gynécologiques.

De ce fait, elles sont souvent ressenties comme une succession d’injustices, de malédictions propres au sexe.

Métamorphoses

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Une grossesse

Une grossesse

Chaque étape des métamorphoses a eu son cortège de malaises, mais aussi de dégâts irréversibles :

  • la puberté avec les premières déformations physiques, acné, obésité (seins, jambes), varicosités
  • les grossesses avec leur cortège de séquelles, vergetures, ventre, poitrine à jamais gâchés,déformations posturales et leur avenir arthrosique, varices, dents perdues, etc
  • les accouchements lorsqu’il y a eu délabrement du vagin et du périné et toutes leurs conséquences sexuelles, urinaires ou rectales

Bien sûr, presque tous peuvent être traités ou mieux encore prévenus à l’heure actuelle, mais combien sont les femmes ou les médecins qui le savent ?

Bien sûr — on les compte sur les doigts, mais elles existent, pourraient qui, au lieu d’abîmer, donnent leur épanouissement et leur vraie beauté à certaines femmes.

Mais le plupart, presque toutes, dès que leurs ovaires commencent leur miraculeux et méticuleux travail d’horloge, commencent à subir des modifications défavorables. On leur demande de plaire et des dégâts surviennent quoi qu’elles fassent.

Tout, autour d’elles : famille, société, littérature, et autres, les conditionnent à l’importance d’une esthétique sans défauts… Et elles s’abîme !… ou plutôt elles sont abîmées.

Inexorablement, progressivement, ou par à-coups, quelque chose qui n’est pas du vieillissement, mais une espèce d’injustice, d’agression, liée à une condition procréatrice qui ne devrait être que joie et fierté, et la procréation elle-même, plus que tout, les délabrent peu à peu en dehors de toute maladie et à l’âge de toutes les fraîcheurs.

Que les femmes ne puissent y survivre, à l’évidence, non ! Qu’elles s’habituent ? C’est beaucoup dire ! Elles se résignent peu à peu parce que c’est dans la nature humaine, et particulièrement dans la nature féminine, d’absorber l’inévitable et que trop protester les faits juger sévèrement : tu n’es pas la première !

Mais, quelque part, au bord, quelque chose s’est qui ne guérira pas. Le sentiment d’une sécurité fragile que la ménopause, un jour, émiette définitivement.

A chaque métamorphose, puberté, maternité ou ménopause, la femme doit s’adapter à un nouveau schéma corporel.

Une nouvelle image

Mais, à la puberté, tout aide à l’acceptation de la nouvelle image de soi : la promotion au stade de jeune fille fêtée, tous les moyens d’expression qui divinisent jeunes filles et jeunes femmes, l’intérêt précoce et croissant des hommes…

Malgré cela pourtant, l’adolescente est longue à se voir et à s’accepter, et tout dans sa conduite trahit son malaise et l’incertitude de sa beauté.

Après une grossesse, bien des choses s’arrangent ou sont compensées par d’autres :

  • un ventre
  • des jambes ou des seins abîmer peuvent être obligés, sauvés par la fraîcheur, l’éclat ou la beauté du visage

La femme âgée a appris à se connaître et à connaître les autres comme on juge la coupe d’un vêtement, la qualité :

  • d’un tissu
  • d’un cuir
  • d’un meuble…
Femmes âgées

Femmes âgées

Et la nouvelle image qu’il lui faut accepter d’elle-même n’a, par rapport à l’image ancienne, que des défauts proprement inacceptables.

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