L’évolution de la vie embryonnaire

Dès le 5 e mois de la vie embryonnaire, la différenciation et le développement anatomique sexuels sont assurés et pour l’essentiel terminés.

Sécrétion glandulaire et développement cellulaire s’arrêtent. Et tout rentre en sommeil jusqu’à puberté.

Dans les testicules, les futurs spermatozoïdes ont cessé de se développer, juste avant le début de la phase de multiplication.

Le développement embryonnaire

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Embryon

Embryon

Chez la femelle, le développement embryonnaire va plus loin et dépasse le stade de multiplication. Aussi, après la naissance, les cellules germinales franchiront tous les stades de maturation successifs afin de devenir ovules, mais il n’y aura plus jamais de multiplication.

Le nombre est fixé définitivement avant même la fin de la grossesse. Jusqu’à la puberté, il n’y a donc, dans l’ovaire dont la fonction est la sécrétion des d’hormones, que des follicules primordiaux renferment chacun un futur ovule.

Cette réserve est destinée à la vie entière. On les estime à 1 ou 2 millions à la naissance, provision démesurée mais non renouvelable !

A la puberté, après un sommeil de 12 ans, l’hypothalamus reprend son activité sexuelles. Les neuro-hormones hypothalamiques relancent les sécrétions de gonadotrophines hypophysaires :

  • de façon continue chez l’homme
  • cyclique chez la femme

Sous leur action, les sécrétions des glandes sexuelles reprennent elles aussi, sur le mode correspond :

  • continu pour les hormones mâles
  • cyclique pour les hormones femelles œstrogènes et progestérone

Les caractères sexuels secondaires se dessinent et se différencient (seins, système pileux, voix, répartition des graisses…).

La fonction de reproduction

La fonction de reproduction se réveille. Et voici que s’établit à nouveau une différence essentielle entre fabrication mâle et fabrication femelle.

Chez les garçons

  • Chez les garçons, les cellules germinales ébauchent leur première multiplication. Sur le mode masculin, constant et régulier, elle se renouvellera sans cesse, tout au long de la vie, assurant ainsi un nombre de spermatozoïdes difficilement calculable
Spérmatozoïdes

Spérmatozoïdes

Chez les filles

Chez les filles, tout est différent. Cette multiplication a été réalisée une fois pour toutes chez l’embryon. Il y aura seulement primordiaux qui les entourent se développent et accroissent leur capacité sécrétoire œstrogénique

Mais là encore, en opposition avec le mode mâle, continu et infiniment multiplie, les maturations se font une par une, et une fois par mois seulement (28 jours environ).

Ainsi, seuls quelques follicules parviendront à maturation et à ovulation, au maximum 300 ou 400 dans une vie gynécologue normale et bien remplie.

Ainsi, dès la vie embryonnaire, se trouvent posés plusieurs mystères de la future ménopause :

  • sa probabilité en valeur absolue, puisqu’il y a limitation du nombre d’ovules
  • son invraisemblance dans une vie de longueur normale, étant donné la démesure de la provision de départ, capable en théorie de fournir, plus que largement, 500 vies

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