Les ménopauses artificielles

D’ailleurs, il existe un moyen d’authentifier comme conséquence directe de la privation hormonale les troubles et complications de la ménopause, ce sont les ménopauses artificielles.

En physiologie expérimentale, il suffit pour recréer une ménopause de supprimer artificiellement la fonction ovarienne. A l’échelle humaine si l’expérimentation est impossible, les mêmes conditions sont cependant réalisées avec une certaine fréquence par les exigences des castrations thérapeutiques.

Hormonales, radiologiques et surtout chirurgicales, pratiquées suivant les nécessités pathologiques, à des âges fort différents, elles constituent un moyen de choix de pour étudier les effets d’une extinction ovarienne, bien isolés des symptômes de vieillissement avec lesquels ils sont habituellement plus ou moins associés, et de ce fait souvent confondus.

Les bouffées de chaleur

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Les bouffées de chaleur

Les bouffées de chaleur

Les bouffées de chaleur, sont beaucoup plus constantes et violentes qu’à la ménopause, et certainement conditionnées dans la rapidité de leur apparition comme dans leur intensité, par la brutalité du déséquilibre créé par la castration, mais aussi par la vitalité de réaction neuro-végétative d’un organisme jeune au regard de celle, atténué, d’un organisme de 50 ans.

Mais contrairement à la cinquantaine, l’adaptation se fait plus rapidement, et l’on voit ces violences bouffées s’atténuer, disparaître souvent totalement en deux ou trois ans, et parfois moins.

L’augmentation de poids

L’augmentation de poids est de règle, typique des désordres hormonaux : avec rétention liquidienne, surcharge graisseuse, troubles de la perméabilité cellulaire.

Les douleurs musculaires

Les douleurs musculaires, osseuses, articulaires sont très fréquentes. On a tendance, à la ménopause, à les attribuer en partie à des arthroses ou des rhumatismes de sénescence.

Leur extrême fréquente à la puberté, parfois pendant les grossesses, et ici de façon indiscutable et parfois très intense, souligne bien le rôle des désordres neuro-hormonaux dans leur apparition.

Enfin, en dehors du sentiment de castration des états de dépression, d’agitation, d’irritabilité, d’émotivité, d’instabilité, d’anxiété, tout à fait caractéristiques, témoignent de la perturbation centrale.

Une chute accusée de la mémoire

Une chute accusée de la mémoire est souvent signalée. La vision relativement peu touchée chez les femmes très jeunes, est nettement altérée chez celles de 38-40 ans.

Après un début relativement discret, l’atrophie génitale est capable d’atteindre très vite un degré tout à fait pathologique.

Enfin, la plus importante, la plus constante, la plus grave, est une complication classique et redoutée de la castration.

Malgré les inconvénients et les caractères qui leur sont propres, les castrations thérapeutiques démontrent donc de façon indiscutable le rôle de la carence hormone dans les troubles et complications de la ménopause.

Complication de la ménopause

Complication de la ménopause

Elles permettent aussi de différencier la carence hormonale du vieillissement proprement dit, ses nuances suivant la brutalité ou la progressivité de la privation, ou suivant l’âge.

En dehors de variation individuelles inévitables et qui sont assez considérables, les différences dans le caractère, l’intensité et la durée des troubles dépendent au premier chef de la durée totale du fonctionnement ovarien.

Les systèmes étroitement dépendants du fonctionnement hormonal génital, mais aussi tous les autres systèmes hormonaux, métaboliques, neurologiques, circulatoires, neuro-végétatifs, après avoir fait leur difficile adaptation pubertaire au nouveau régime endocrinien instauré par la fonction ovarienne, après l’avoir rétabli à chaque grossesse, se rebellent d’autant  plus à sa disparition que l’organisme y est depuis longtemps conditionné et que les interdépendances et les interactions établies entre eux sont nombreuses et profondes :

A durée courte, fait suite une adaptation rapide au nouvel équilibre ; à durée prolongée, une inadaptation prolongée  et parfois invincible.

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