Une sentimentalité exagérée de la mère victime de la ménopause envers ses enfants

Dans certains vas, la révolution neuro-végétative et affective se joue sur un contexte qui n’est pas tout à fait clair.

Une sentimentalité frustrée

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Il est assez classique qu’une mère réalise un changement de personnalité et reporte sur ses enfants une sentimentalité exagérée ou frustrée sur le plan conjugal.

Mais, dès la puberté, sauf en de rares cas, la fille entre en opposition caractérisée vis-à-vis de la mère, et la période la plus aiguë de cette opposition qui va souvent jusqu’à l’animosité, se situe entre 18 et 21 ans, quelquefois 23 ans.

Dès la puberté

Dès la puberté

Elle correspond donc assez exactement à l’époque de ménopause maternelle. Il y a donc là, non seulement un exutoire perdu, mais un conflit supplémentaire.

Le fils, à l’opposé, semble répondre mieux à l’attachement affectif de la mère. Parfois même, il lui donne d’elle une image narcissique qu’elle n’avait pas obtenue de son mari.

Cela crée une relation privilégiée, comme entre père et fille, une sorte de rapport une peu flirt qui est agréable aux deux partenaires.

Mais ce rapport peut devenir plein de pièges s’il n’évolue pas normalement vers une indépendance croissante du fils, ou si la mère ne la supporte pas lorsqu’elle se produit.

Sur une base névrotique, ou lors de bouleversements anormaux, les premières vraies indépendances du fils, sa non-disponibilité, ses activités extérieurs, ses amitiés et ses liaisons, qui ne sont plus des enfantillages, une situation sociale, indépendante, suscitent un sentiment de frustration ou de jalousie de la ménopause, aussi grave, sinon plus, qu’à l’occasion d’une infidélité ou d’un abandon conjugal.

Seules les manifestations sont différentes puisqu’elles ne peuvent être explicitées.

La mère cherche soit à prolonger un lien pratiquement amoureux, tyrannique, suppliant, envahissant, soit à maintenir une tutelle sévère, captatrice.

Cette lutte se développe déjà fortement entre mère et fils, puis se transfère avec une certaine férocité ou une animosité sans pareille sur les liaisons ou la bru éventuelle.

Le manège, suivant les époques, prend plusieurs formes qui dépendent du degré de lucidité ou de contrôle de la malheureuse amputée.

Des oppositions systématiques

Certaines femmes font des oppositions systématiques à toutes les candidates possibles. Il n’est pas rare d’en voir qui cherchent pendant des années une femme pour leur fils, mais découvrent semble se dessiner.

D’autres croient être ravies du mariage et du choix, puis deviennent rapidement acides, parfois odieuses et même dangereuse, se comportant comme envers des rivales directes.

Réflexions désagréables, mauvaise foi, multiples chantages pour qu’on ne prive pas une mère de son fils peuvent coexister ou laisser place à des attitudes de rejet violentes, refus de recevoir le couple, calomnies à peine concevables, qu’elles croient pouvoir justifier par quelques arguments sans valeurs, mais totalement indéfendables, aussi bien sur le plan familial que social, pour un observateur dégagé.

Attitudes des femmes envers leurs gendres

Nous voyons parfois des femmes, mères de plusieurs enfants qui tolèrent bien leurs gendres mais haïssent en bloc leurs brus ; et si un fils a été préféré, c’est sa femme qui est la plus haïe.

L’abandon des prérogatives féminines à une autre, différente, plus négligente ou plus exigeante, peut jouer un rôle très important dans ce domaine. De même qu’une jeune femme n’aime guère qu’on lui parle tout le temps, à propos de ses tolèrent pas l’idée que leur bru puisse réussir quelque chose aussi bien, mieux, ou différemment.

Et sur ce fond d’orties les chantages à l’ingratitude, à la trahison, au désespoir, aux maladies vont aisément jusqu’à une somatisation véritable.

Les relations avec le gendre sont parfois elles aussi ambiguës.

Après quelques temps de rapports sympathiques, une image jeune, attachante, attirante, où se confondent un peu le fils qu’on aurait pu avoir ou l’homme qu’on n’a pas eu, se substitue inconsciemment aux rapports normaux, et la jeune femme glisse insensiblement vers une forme de désir, ou de jalousie retournée contre la fille, surtout si la composante sexuelle, inconsciente ou non , est importante.

Jalousie

Jalousie

Une femme, hostile aux hommes en général, ne pourra dissimuler une répulsion vis-à-vis de chacun de ses gendres dans tout ce qu’ils ont de physique ou d’intime, comme si elle était directement concernée.

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