La thérapeutique hormonales face à l’athérosclérose

La femme, jusqu’à la ménopause, jouit d’une immunité exceptionnelle contre l’athérosclérose.

Moins d’1 cas féminin sur 200 cas masculins environ. Au moment du plus fort coefficient d’atteintes pathologiques, vers 50-55 ans, la différence entre les deux sexes est énorme.

Athérosclérose

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Les fréquences vers soixantaine

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Par contre, après la ménopause, le pourcentage s’élève rapidement. Vers la soixantaine les fréquences tendent à s’égaliser et après 70 ans, comme pour l’infractus, les taux masculins et féminins deviennent à peu près identiques.

Mais à un moment où le taux de fréquence masculine est déjà très abaissé, de nombreux décès ont éclairci les rangs des sujets atteints, tandis que le nombre de sujets indemnes est infiniment mieux préservé.

Il y a donc plusieurs certitudes :

  • un taux étonnamment bas, chez les femmes normalement hormonées, même en cas d’obésité
  • une augmentation de fréquence et de gravité considérable après ménopause précoce ou castration bilatérale, où sont atteints rapidement les mêmes taux pathologiques que les homme
  • sur l’ensemble des femmes, le maximum de fréquences pathologiques se situe en post-ménopause, 10 à 15 ans plus tard que chez les hommes
  • même à ce moment, et de façon évidente sur l’ensemble de la vie, le taux global est tout à fait inférieur à celui du sexe mâle

La fonction ovarienne protectrice

La femme est donc clairement protégée pendant toute la durée de sa fonction ovarienne. Elle est si fragilisée à la perte de cette fonction. Le rapport chronologique est significatif.

Mais même après la ménopause, elle semble encore bénéficier d’un avantage lié à la durée de cette protection.

Contre-preuve démonstrative, l’augmentation du taux d’athéroscléroses féminines ne se produit pas chez les femmes sous thérapeutiques hormonales.

Les femmes sous thérapeutiques hormonales

Les femmes sous thérapeutiques hormonales

Enfin, dans les athérosclérose féminines avérées, l’adjonction d’une thérapeutique hormonale même longtemps après la ménopause démontre plusieurs effets favorables significatifs :

  • une amélioration clinique sensible
  • la sédation de phénomènes douloureux
  • une diminution appréciable du taux d’accidents
  • un allongement du cholestérol
  • un effet de dilatation vasculaire périphérique avec amélioration amélioration circulatoire métabolique et trophique
  • Mais le fait que les hormones protègent de façon évidente contre l’athérosclérose ne veut pas dire qu’elles puissent la guérir

Protection et guérison

Cette différence entre protection et guérison expliquerait :

  • les différentes statistiques entre l’homme et la femme pour la date d’apparition, mais non pour l’évolution de la maladie déclarée
  • et les différences de résultats suivant que la thérapeutique hormonale est précoce ou tardive

Comme dans les complications de la ménopause, l’athérosclérose est un risque probable sinon certain, elle constitue donc une nécessité raisonnable d’hormonothérapie substitutive et une nécessité impérieuse de la commencer précocement, c’est-à-dire d’équilibrer les déficiences hormonales au fur et à mesure qu’elles se produisent.

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