La sécrétion de progestérone

S’il n’y a pas fécondation, la sécrétion de progestérone s’épuise au fur et à mesure que s’assèche le follicule, puis elle cesse définitivement, au plus tard 14 jours après l’ovulation.

L’ovulation est nécessaire pour la reproduction, donc, c’est la formation de l’ovule et du spermatozoïde.

Ovule et spermatozoïdes

Ovule et spermatozoïdes

La température s’abaisse brusquement. Les milliers de petites artérioles de la muqueuse utérine se contractent brutalement. Des micro-thromboses se produisent un peu partout. Les tubes glandulaires asphyxiés dégénèrent.

Tout le tissu prolifératif meurt, victime de sa propre richesse et de ses besoins nutritifs exigeants.

Les règles

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Dès la disparition de la progestérone et du frein qu’elle exerce, hypothalamus, hypophyse et ovaires libérés entament un nouveau cycle ovarien. Au fur et à mesure que la follicule réapparaît, les vaisseaux se dilatent à nouveau.

Cette vaso-dilatation provoque une petite hémorragie générale à la surface de la muqueuse utérine qu’elle décolle largement. Tout le tissu de prolifération nécrosé desquame en masse : ce sont les règles.

Mais, sous l’influence de l’hypothalamus antérieur central, l’hypophyse a repris les sécrétions de FSH  et LH :

  • une part passe dans le sang de façon continue et légère pour mûrir un nouveau follicule ovarien
  • l’autre s’accumule dans l’hypophyse, en vue de la prochaine décharge ovulante

La muqueuse utérine, entièrement exfolliée comme par un curetage ou un peeling, reprend sa prolifération cyclique.

Un nouveau cycle est commencé.

Cette explication, très simpliste, du fonctionnement ovarien est indispensable à la compréhension de la matière dont se passe l’extinction ovarienne, des phénomènes qui l’accompagnent et des problèmes qu’elle pose.

Mais, un autre élément n’est pas moins essentiel : l’ovulation n’est pas le seul aboutissement du follicule ovarien. Il en existe un autre infiniment plus fréquent qu’on appelle : atrésie folliculaire : involution, régression dégénérative qui se produit rupture du follicule, donc sans ovulation.

Les follicules atrésies

Les follicules atrésies se rencontrent en très grand nombre. Il semble même que ce mode d’évolution soit absolument dominant par rapport à l’évolution ovulaire. Il peut d’ailleurs se produire à tous les stades de développement folliculaire.

Ce n’est pas non plus un phénomène de vieillissement. L’involution atréisique existe déjà dans la vie fœtale, s’accentue après la naissance, accélère à la puberté, continue durant toute la vie gynécologique. La vie fœtale est un sujet intéressant surtout sur la phase du développement du fœtus semaine par semaine.

La vie fœtale

La vie fœtale

A la ménopause l’atrésie devient générale et remplace définitivement la maturation folliculaire.

Mais on ne connaît ni la cause ni le mécanisme exact de ce phénomène qui s’ajoute ainsi aux mystères non élucidés de la ménopause.

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