La cessation des règles chez les femmes

L’attitude des femmes devant les troubles et la disparition des règles est très variée. C’est presque comme l’attitude des femmes devant la ménopause.

En principe, la cessation est bienvenue dans 70 à 80 % de cas.

Cependant, de nombreuse nuances et contradictions viennent modifier cette position.

Beaucoup de femmes trouvent bonnement agréable d’être débarrassées d’une servitude incommode.

D’autres plus franchement hostiles, ont eu toute leur vie des règles à histoires :

  • hémorragiques
  • douloureuses
  • irrégulières
  • accompagnées de malaises
  • maux de tête
  • fatigue ou gonflements
Maux-de-tête

Maux-de-tête

Certaines, beaucoup plus rares, sont véhéments, d’une agressivité qui en dit long sur leur refus de la féminité, ou tout au moins de ses aspects physiologiques.

On retrouve d’ailleurs souvent parmi elles, une attitude anti-hormone véritablement viscérale. Mais ce comportement est non seulement antérieur à la ménopause, mais presque toujours présent depuis le début de leur vie gynécologue.

A l’opposé, environ 25 % des femmes refusent la cessation de leurs règles, qu’elles ressentent comme une perte de la féminité et de la jeunesse.

Et plus de 40 % des femmes qui n’en n’ont plus, s’en cachent et les simulent, parfois des années, pour le conjoint ou le partenaire sexuel. Alors, que les femmes seules, ou vivant de façon indépendante sont beaucoup plus indifférentes.

Ces faits en disant long sur le symbolisme sexuel accordé par le sexe mâle à leur existence, et la confusion habituelle entre sexualité et fécondité.

Les règles sont vécues de multiples façons, suivant les époques de la vie : le dégoût et l’agacement de l’adolescence évoluent vers une notion de corvée plus ou moins paisiblement tolérée.

Mais, symbole universellement méprisé de la féminité, incommodité indéniable, limitation humiliante et frustrante de bien des activités, presque toutes les femmes s’en passeraient volontiers, sans se sentir le moins du monde diminuées !

Parfois, les règles sont ressenties comme une malédiction. Mais, dans le même temps, signe rassurant de non-grossesse, elles créent un sentiment contradictoire plus ou moins obsessif : « ennui » de les avoir, « peur » de ne pas les avoir.

Avec l’âge, peu à peu, la réduction du flot diminue le désagrément et facilite l’accoutumance. Plus, passé 40-45 ans, des règles franches et régulières deviennent synonyme d’équilibre, symptôme fragile et menacé de la jeunesse, symbole dérisoire et démesuré de la féminité.

Aussi, les premiers dérèglements provoquent-ils toujours un sentiment d’angoisse. Mais après ce premier mouvement, la commodité de cette libération d’accompagne presque toujours d’une satisfaction générale, non dissimulée.

Il est certain que les femmes sont conditionnées dans leur attitude par un symbolisme sexuel profond… Elles le sont aussi tout bonnement par des sensations platement terre à terre de confort ou d’inconfort.

La pré-ménopause est exemplaires à ce sujet.

Lorsque les cycles s’allongent

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Lorsque les cycles s’allongent, il est étrange de voir à quel point la peur des grossesses renaît avec la même intensité d’angoisse et la même nervosité. Parfois, cette angoisse n’est pas immédiatement consciente, chez les femmes bien habituées aux règles relativement calmes de la troisième et quatrième décennies.

Puis la réapparition de malaises, de gonflements de tout le corps, une prise de poids, l’asthénie, l’état dépressif caractéristique des retards de règles… ou des débuts de grossesses, déclenchent comme autrefois une irritation intolérance, et l’ancien réflexe conditionné de peur.

Les règles rapprochées

Les règles rapprochées provoquent toujours l’indignation. Je crois qu’il n’y a pas de femmes qui acceptent allégrement, même en l’absence de tout malaise, de voir les règles envahir la période tranquille entre les menstruations.

La réduction de l’espacement de l’une à l’autre est toujours ressentie comme un abus. De plus, ce rapprochement s’accompagne souvent d’augmentation du flux menstruel, qui peut redevenir encombrant comme dans la première jeunesse.

L’importance du flot

L’importance du flot est mal supportée dans la mesure où elle cause une gêne et de réels problèmes d’inconfort, de netteté vestimentaire, d’odeur. Le sang a un pouvoir de diffusion extrême et il est humiliant et insupportable d’avoir des vêtements tachés, d’être terriblement inconfortable, assise ou debout, et être gênée même à la marche.

C’est là souvent un véritable cauchemar pour celles qui travaillent au-dehors ou qui doivent se déplacer et ne peuvent se changer comme elles voudraient.

Les femmes le supportent très mal, et le ressentent avec un sentiment d’injuste servitude. Elles sont aussi convaincues que des règles fortes ou longues sont épuisantes et, au-delà d’une certaine importance, les vivent toujours comme une hémorragie.

C’est comme presque dans toutes les femmes ménopausées qui ne s’échappaient pas à l’angoisse, l’anxiété, il est donc aussi à peu près impossible de trouver une femme atteinte de métrorragie ou de ménorragie qui ne présente un état :

Les-Troubles-Anxieux

Les-Troubles-Anxieux

  • d’anxiété
  • d’énervement
  • de fatigue ou d’irritation très caractéristique

C’est vrai toute la vie mais particulièrement à la ménopause.

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