La ménopause dans l’ensemble de la physiologie sexuelle féminine

Il est impossible de détacher la ménopause de l’ensemble de la physiologie sexuelle féminine. On ne peut, par exemple, l’aborder sans connaître aussi bien l’embryologie que le développement pubertaire et la physiologie ovarienne adulte.

La fécondité

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Par une simple démarche logique de l’esprit, des unes et des autres auraient dû découler des travaux passionnants et multiples sur la ménopause.

Or, lorsqu’on arrive à ce niveau, on est étonné de la pauvreté, non seulement des connaissances mais aussi des recherches en cours.

La majeure partie des travaux débouche en fin de compte, encore et toujours, sur la fécondité.

Il est vrai que nous avons depuis le début de l’histoire des hommes, un souci obsessif de la capacité reproductrice de la femme, alors, condition absolue de survie, plus tard, de puissance et de richesse.

Or, par rapport à la plupart des animaux, la femme n’est pas une grande reproductrice. L’unicité, la fragilité, la longue durée de portée, puis de maternage, nécessaire à chaque enfant, ont sûrement beaucoup pesé sur ce souci constant de favoriser, de protéger à tout prix, prioritairement sa fonction maternelle, et de l’y attacher presque exclusivement.

Aussi ne faut-il pas s’étonner que de tous temps, hommes, philosophes, sociologues, moralistes, législateurs, aient prétendu la contrôles, cristallisant depuis la préhistoire, au fil des générations, à travers toutes les sociétés, et dans toutes les civilisations, un phénomène de déification, mais aussi de captation et d’asservissement de la fécondité féminine.

La fonction maternelle

Fonction maternelle

Fonction maternelle

Les femmes ménopausée ou non ménopausée, en tant que mères doivent accomplir différentes fonctions. Cette primauté, la fonction maternelle l’a longtemps méritée dans l’absolu. Elle s’explique encore par son extraordinaire et miraculeuse complexité.

Mais si elle a été longtemps tellement essentielle, qu’elle devenait plus importante que celle même qui l’assumait, ce n’est plus vrai.

Si le nombre de maternités fut longtemps le seul moyen de suppléer à la terrible mortalité enfantine, ce n’est plus vrai.

Le problème ne s’est pas seulement considérablement modifié, mais complètement inversé.

Il y a longtemps déjà que le bien-être et la sécurité des hommes ne dépendent plus du nombre des naissances mais au contraire de leur limitation.

Et pourtant, définie à l’unanimité par le monde scientifique comme un danger pressant, la surpopulation est toujours niée, contre toute évidence scientifique, économique ou écologique, et négligée, malgré l’urgence galopante, dans l’inconscience et l’obstination générales.

La fonction de reproduction

Il est bien évident que tout ce qui touche à ce sujet est lourdement gravé par le contexte mythique, moral, religieux, social, politique et économique, qui a toujours accompagné la fonction de reproduction, et continue de lui conférer une espèce de priorité irraisonnée, aveugle, que la société semble incapable de remettre en cause.

Archaïque, viscérale, l’obsession procréatrice règne toujours sur le monde moderne, donnant obstinément, absurdement, priorité à la masse sur l’individu, à la multiplication sur le développement, à la quantité sur la qualité.

Comme si la fonction de reproduction, la seule qui soit totalement commune à toutes les espèces animales, était la seule noblesse, la seule raison d’être de l’homme, qui s’est voulu si différent.

 

Comme toujours dans l’histoire des hommes, les connaissances, les opinions d’un moment ont fini par être érigées par certains en lois morales, sociales et même religieuses.

Or, si peu de choses changent autant qu’un contexte écologiques, peu de choses changent aussi difficilement qu’un contexte psychologique, car il est beaucoup plus difficile de modifier lois et morales, qu’on a voulu essentielles, que des connaissances scientifiques, sans cesse remises en question.

Évolution irréversible

Pourtant il  faudra bien y venir d’une façon ou d’une autre. L’exigence est absolue, l’évolution irréversible. Elle risque, devant les conséquences d’une prise de conscience trop tardive, d’être, plus tôt qu’on n’imagine, brutalement imposée.

Il faut souhaiter que cette évolution se fasse à temps, librement, sur un plan purement qui contraignent parfois à des orientation qui ne sont pas toujours, ni sur le plan technique, ni sur un plan humain, les meilleurs choix.

Alors, peut-être que la science se détachera un peu de ce souci prépondérant et obsessif, accordera plus de temps, d’intelligence et de moyens à cette deuxième moitié de la vie féminine, si négligée jusqu’à présent.

Fécondation

Fécondation

Pour les générations précédentes, la ménopause représentait la fin de la vie. Comme la puberté dont elle est le phénomène inverse ce ‘est plus maintenant qu’une période de transition, entre deux périodes équivalentes : la fécondité et la maturité fonctionnelle.

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